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Regle
Maçonnique
A l’Usage des
Loges réunies et rectifiées approuvée
au Convent Général de Wilhelmsbad en
5782
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Regola
Massonica
All’uso delle Logge riunite e rettificate
approvata al Convento
generale di
Wilhemsbad nel 1782
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Prologue
O TOI qui viens d’être initié aux leçons de la sagesse! Fils de
la vertu et de l’amitié! Prête à nos accents une oreille
attentive, et que ton âme s’ouvre aux préceptes mâles de la
vérité! nous t’enseignerons le chemin qui mène à la vie
heureuse; nous t’apprendrons à plaire à ton Auteur et à
développer, avec énergie et succès, tous les moyens que la Providence
te confia pour te rendre utile aux hommes et goûter les charmes de la
bienfaisance.
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Prologo
O
TU che vieni ad essere iniziato alle lezioni della saggezza!
Figlio della virtù e dell’amicizia! Presta alle nostre parole
un orecchio attento, e che la tua anima si apra ai precetti virili
della verità! Ti insegneremo il cammino che conduce ad una vita
felice; ti insegneremo ad essere gradito al tuo Autore ed a
sviluppare, con energia e successo, tutti i mezzi che la
Provvidenza ti confidò per renderti utile agli uomini ed
assaporare le delizie della beneficenza.
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Article premier.
DEVOIRS ENVERS DIEU ET LA RELIGION.
-
TON
premier hommage appartient à la divinité. Adore l’Etre plein de
majesté qui créa l’univers par un acte de sa volonté, qui le
conserve par un effet de son action continue, qui remplit ton cœur,
mais que ton esprit borné ne peut concevoir, ni définir. Plains le
triste délire de celui qui ferme ses yeux à la lumière et se
promène dans les ténèbres épaisses du hasard: que ton coeur,
attendri et reconnaissant des bienfaits paternels de ton Dieu,
rejette avec mépris ces vains sophismes, qui prouvent la
dégradation de l’esprit humain lorsqu’il s’éloigne de sa
source. Elève souvent ton âme au–dessus des êtres matériels
qui t’environnent et jette un regard plein de désir dans les
régions supérieures, qui sont ton héritage et ta vraie patrie.
Fais à ce dieu le sacrifice de ta volonté et de tes désirs, rends–toi
digne de ses influences vivifiantes, remplis les lois qu’il voulut
que tu accomplisses comme homme dans ta carrière terrestre. Plaire
à ton Dieu, voilà ton bonheur; être réuni à jamais à Lui,
voilà toute ton ambition, la boussole de tes actions.
-
MAIS
comment oserais–tu soutenir ses regards, être fragile! qui
transgresse à chaque instant ses lois et offense sa sainteté, si
sa bonté paternelle ne t’eût ménagé un Réparateur infini?
Abandonné aux égarements de ta raison, où trouverais–tu la
certitude d’un avenir consolant? Livré à la justice de ton Dieu,
où serait ton refuge? Rends donc grâce à ton Rédempteur;
prosterne–toi devant le Verbe incarné et bénis la Providence qui
te fit naître parmi les chrétiens. Professe en tous lieux la
divine Religion de Christ et ne rougis jamais de lui appartenir. L’Evangile
est la base de nos obligations; si tu n’y croyais pas, tu
cesserais d’être maçon. Annonce dans toutes les actions une
piété éclairée et active, sans hypocrisie, sans fanatisme; le
Christianisme ne se borne pas à des vérités de spéculation:
pratique tous les devoirs moraux qu’il enseigne et tu seras
heureux; tes contemporains te béniront et tu paraîtras sans
trouble devant le trône de l’Eternel.
-
SURTOUT,
pénètre–toi de ce principe de charité et d’amour, base de cette
sainte religion: plains l’erreur sans la haïr et sans la persécuter;
laisse à Dieu seul le soin de juger, et contente–toi d’aimer et de
tolérer. Maçons! Enfants d’un même Dieu, réunis par une croyance
commune entre notre divin Sauveur, que ce lien d’amour nous unisse
étroitement et fasse disparaître tout préjugé contraire à notre
concorde fraternelle.
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Articolo I
DOVERI VERSO DIO E LA RELIGIONE
Il tuo primo omaggio
appartiene alla Divinità. Adora l’Essere pieno di maestà
che creò l’universo con un atto della sua volontà, che lo
conserva per effetto della sua azione continua, che riempie il
tuo cuore, ma che il tuo spirito limitato non può concepire,
né definire. Compiangi il triste delirio di colui che chiude
i suoi occhi alla luce e si trascina nelle spesse tenebre del
caso: che il tuo cuore, intenerito e riconoscente dei paterni
benefici del tuo Dio, rigetti con disprezzo quei vani sofismi,
che provano la degradazione dello spirito umano quando s’allontana
dalla sua fonte. Eleva spesso la tua anima al di sopra degli
esseri materiali che ti circondano e lancia uno sguardo pieno
di desiderio nelle regioni superiori, che sono la tua eredità
e la tua vera patria. Fai a questo Dio il sacrificio della tua
volontà e dei tuoi desideri, renditi degno dei suoi influssi
vivificanti, adempi le leggi che ha voluto che tu compissi
come uomo nel tuo percorso terreno. Essere gradito al tuo Dio,
ecco la tua fortuna; essere per sempre riunito a Lui, ecco
tutta la tua ambizione, la bussola delle tue azioni.
Ma come oserai
sostenere i suoi sguardi, o essere fragile, che
trasgredisce ad ogni istante le sue leggi ed offende la sua
santità, se la sua paterna bontà non ti avesse procurato un
Riparatore infinito? Abbandonato agli smarrimenti della tua
ragione, dove troverai la certezza di un consolante avvenire?
Consegnato alla giustizia del tuo Dio, dove troveresti
rifugio? Rendi dunque grazie al tuo Redentore; prosternati
davanti al Verbo incarnato e benedici la Provvidenza che ti ha
fatto nascere tra i cristiani. Professa in ogni luogo la
divina Religione del Cristo e non arrossire mai di
appartenergli. Il Vangelo è la base dei nostri obblighi; se
tu non vi credessi, cesseresti di essere Massone. Annuncia in
tutte le tue azioni una pietà illuminata ed attiva, senza
ipocrisia, senza fanatismo; il Cristianesimo non si limita a
verità speculative: pratica tutti i doveri morali che esso
insegna e sarai felice; i tuoi contemporanei ti benediranno e
comparirai sereno davanti al trono dell’Eterno.
Soprattutto,
compenetrati di questo principio di carità e d’amore, base
di questa santa Religione: piangi l’errore senza odiarlo e
senza perseguitarlo; lascia soltanto a Dio la cura di
giudicare, ed accontentati di amare e di tollerare. Massoni!
Figli di uno stesso Dio, riuniti dalla comune credenza nel
nostro divino Salvatore, che questo legame d’amore ci unisca
strettamente e faccia scomparire ogni pregiudizio contrario
alla nostra fraterna concordia.
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Article II
IMMORTALITÉ DE L’AME.
-
HOMME!
Roi du monde! chef–d’oeuvre de la création lorsque Dieu l’anima
de son souffle! Médite ta sublime destination. Tout ce qui végète
autour de toi et n’a qu’une vie animale, périt avec le temps et
est soumis à ton empire; ton âme immortelle, seule, émanée du
sein de la Divinité, survit aux choses matérielles et ne périra
point. Voilà ton vrai titre de noblesse; sens vivement ton bonheur,
mais sans orgueil; il perdit ta race et te replongerait dans l’abîme.
Etre dégradé! malgré ta grandeur primitive et relative, qu’es–tu
devant l’Eternel? Adore–le dans la poussière et sépare avec
soin ce principe céleste et indestructible des alliages étrangers;
cultive ton âme immortelle et perfectible, et rends la susceptible
d’être réunie à la source pure du bien, lorsqu’elle sera
dégagée des vapeurs grossières de la matière. C’est ainsi que
tu seras libre au milieu des fers, heureux au sein même du malheur,
inébranlable au plus fort des orages et que tu mourras sans
frayeur.
-
MAÇON!
si jamais tu pouvais douter de la nature immortelle de ton âme et
de ta haute destination, l’initiation serait sans fruit pour toi;
tu cesserais d’être le fils adoptif de la sagesse et tu serais
confondu dans la foule des êtres matériels et profanes qui
tâtonnent dans les ténèbres.
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Articolo II
IMMORTALITA’ DELL’ANIMA
-
UOMO!
Re del mondo! Capolavoro della creazione quando Dio lo animò
col suo soffio! Medita il tuo sublime destino. Tutto ciò che
vegeta intorno a te e non ha che una vita animale, perisce con
il tempo ed è sottomesso al tuo dominio; la tua anima
immortale soltanto, emanata dal seno della Divinità,
sopravvive alle cose materiali e non perirà affatto. Ecco il
tuo vero titolo di nobiltà; senti vivamente la tua fortuna,
ma senza orgoglio; questo perse la tua razza e ti riporterebbe
nell’abisso. Essere degradato! malgrado la tua grandezza
primitiva e relativa, cosa sei al cospetto dell’Eterno?
Adoralo nella polvere e separa con cura questo principio
celeste ed indistruttibile da leghe aliene; educa la tua anima
immortale e perfettibile, e rendila suscettibile di essere
riunita alla fonte pura del bene, quando sarà liberata dai
vapori grossolani della materia. È così che sarai libero
anche se in catene, felice anche nel dolore, inattaccabile dai
più forti uraganiuragani e morirai senza terrore. –
-
MASSONE! Se mai tu potessi dubitare della natura immortale della
tua anima e del tuo alto destino, l’iniziazione sarebbe senza
frutti per te; cesseresti di essere il figlio adottivo della
saggezza e saresti confuso nella folla degli esseri materiali e
profani che brancolano nelle tenebre.
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Article III
DEVOIRS ENVERS LE
SOUVERAIN
ET LA PATRIE
-
L’ETRE suprême confia
d’une manière plus positive ses pouvoirs sur
la terre au Souverain; respecte et chéris son autorité légitime sur
le coin de la terre que tu habites; ton premier hommage appartient
à Dieu; le second à la Patrie.
L’HOMME errant dans les
bois, sans culture et fuyant ses semblables, serait peu propre à
remplir les vues de la Providence, et à saisir toute la masse du
bonheur qui lui est réservée. Son être s’agrandit au milieu de ses
semblables ; son esprit se fortifie par le choc des opinions;
mais une fois réuni en société, il aurait à combattre sans cesse l’intérêt personnel et les passions désordonnées, et
l’innocence
bientôt succomberait sous sa force ou sous la ruse. Il fallut donc des
lois pour le guider et des chefs pour les maintenir.
-
HOMME sensible!
tu révères tes parents; honore de même les pères de l’Etat et
prie pour leur conservation; ils sont les représentants de la
Divinité sur cette terre. S’ils s’égarent, ils en répondront au Juge
des Rois ; mais ton propre sentiment peut te tromper et jamais te
dispenser d’obéir. Si tu manquais à ce devoir sacré, si ton cœur ne
tressaillait plus au doux nom de Patrie et de ton Souverain, le maçon
te repousserait de son sein comme réfractaire à l’ordre public, comme
indigne de participer aux avantages d’une association qui mérité la
confiance et l’estime des gouvernements, puisqu’un de ses principaux
mobiles est le patriotisme et que, jalouse de former les meilleurs
citoyens, elle exige que ses enfants remplissent, avec le plus de
distinction et par les motifs les plus épurés, tous les devoirs de
leur état civil. Le guerrier le plus courageux, le juge le plus
intègre, le maître le plus doux, le serviteur le plus fidèle, le
père le plus tendre, l’époux le plus constant, le fils le plus soumis
doit être le maçon, puisque les obligations ordinaires et communes du
citoyen ont été sanctifiées et renforcées par les voeux libres et
volontaires du maçon et qu’en les négligeant il joindrait à la
faiblesse l’hypocrisie et le parjure.
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Articolo III
DOVERI VERSO IL
SOVRANO E LA PATRIA
-
L’Essere supremo confidò in maniera più positiva i
suoi poteri sulla terra al Sovrano; rispetta e gradisci la sua
legittima autorità nell’angolo della terra che abiti; il tuo
primo ossequio appartiene a Dio; il secondo alla Patria. L’Uomo
errante nei boschi, senza cultura ed evitando i suoi simili,
sarebbe poco adatto a compiere i disegni della Provvidenza, e ad
afferrare tutto l’insieme della fortuna che gli è riservata. Il
suo essere cresce in mezzo ai suoi simili; il suo spirito si
fortifica nel conflitto di opinioni; ma una volta riunito in
società, dovrebbe lottare senza tregua contro l’interesse
personale e le passioni disordinate, e ben presto l’innocenza
soccomberebbe sotto la sua forza o la sua astuzia. Occorsero
dunque delle leggi per guidarlo e dei capi per mantenerle.
-
UOMO sensibile! tu riverisci i tuoi genitori; onora allo stesso
modo i padri dello Stato e prega per la loro conservazione; essi
sono i rappresentanti della Divinità su questa terra. Se
fuorviano, ne risponderanno al Giudice dei Re; ma la tua opinione
potrebbe trarti in inganno e mai dispensarti dall’obbedire. Se
tu venissi meno a questo sacro dovere, se il tuo cuore non
trasalisse più al dolce nome della Patria e del tuo Sovrano, il
Massone ti ricaccerebbe dal suo seno come refrattario all’ordine
pubblico, come indegno di partecipare ai vantaggi di
un’associazione che merita la fiducia e la stima dei governi, in
quanto uno dei suoi principali moventi è il patriottismo e che,
gelosa di formare i migliori cittadini, esige che i suoi figli
adempiano, con il maggior impegno e purezza d’intenti, tutti i
doveri del loro stato civile. Il guerriero più coraggioso, il
giudice più integro, il maestro più dolce, il servo più fedele,
il padre più tenero, lo sposo più costante, il figlio più
sottomesso deve essere il Massone, poiché i doveri ordinari e
comuni del cittadino sono stati santificati e rafforzati dalle
promesse libere e volontarie del massone e che disattendendoli
unirebbe alla debolezza l’ipocrisia e lo spergiuro.
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Article IV
DEVOIRS ENVERS
L’HUMANITE EN GÉNÉRAL
-
MAIS si le cercle patriotique qui
t’ouvre une carrière si féconde
et si satisfaisante ne remplit pas encore toute ton activité; si ton
coeur sensible veut franchir les bornes des empires et embraser avec ce
feu électrique de l’humanité tous les hommes, toutes les nations; si,
remontant à la source commune, tu te plais à chérir tendrement tous
ceux qui ont les mêmes organes, le même besoin d’aimer, le même
désir d’être utile et une âme immortelle comme toi, viens alors dans
nos temples offrir tes hommages à la sainte humanité; l’univers est
la patrie du maçon et rien de ce qui regarde l’homme ne lui est
étranger.
-
VOIS avec respect cet
édifice majestueux, destiné à resserrer les liens trop relâchés de
la morale; chéris une association générale d’âmes vertueuses,
capables de s’exalter, répandue dans tous les pays, où la raison et
les lumières ont pénétré, réunie sous la bannière sainte de l’humanité, régie par des lois simples et uniformes. Sens enfin le but
sublime de notre saint Ordre; consacre ton activité et toute ta vie à
la bienfaisance; ennoblis, épure et fortifie cette généreuse
résolution en travaillant sans relâche à ta perfection, te
réunissant plus intimement à la Divinité.
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Articolo IV
DOVERI VERSO
L’UMANITA’ IN GENERALE
-
Ma se il circolo patriottico che ti apre una carriera
così feconda e soddisfacente non riempie ancora tutta la tua
attività; se il tuo cuore sensibile vuole varcare i limiti degli
imperi ed infiammare di questo fuoco elettrico dell’umanità
tutti gli uomini, tutte le nazioni; se, risalendo alla fonte
comune, gradisci amare teneramente tutti quelli che hanno gli
stessi organi, lo stesso bisogno di amare, lo stesso desiderio di
essere utile ed un’anima immortale come te, vieni allora nei
nostri templi ad offrire i tuoi omaggi alla santa umanità;
l’universo è la patria del massone e nulla di ciò che concerne
l’uomo gli è estraneo.
-
Osserva con rispetto questo edificio maestoso, destinato a
stringere i legami troppo rilassati della morale; ama teneramente
un’associazione generale di anime virtuose, capaci di esaltarsi,
diffusa in tutti i paesi, dove la ragione e le luci sono
penetrate, riunita sotto il santo vessillo dell’umanità, retta
da leggi semplici ed uniformi. Senti infine lo scopo sublime del
nostro santo Ordine; consacra la tua attività e tutta la tua vita
alla beneficenza; nobilita, epura e fortifica questa generosa
risoluzione lavorando senza tregua alla tua perfezione, riunendoti
più intimamente alla Divinità.
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Article V
BIENFAISANCE
-
CREE à
l’image de Dieu qui a daigné se communiquer aux hommes et
répandre sur eux le bonheur; rapproche–toi de ce modèle infini par
une volonté constante de verser sans cesse sur les autres hommes toute
la masse de bonheur qui est en ton pouvoir; tout ce que l’esprit peut
concevoir de bien est le patrimoine du maçon.
-
VOIS
la misère impuissante de l’enfance, elle réclame ton appui;
considère l’inexpérience funeste de la
jeunesse, elle sollicite tes conseils; mets ta félicité à la
préserver des erreurs et des séductions qui la menacent; excite
en elle les étincelles du feu sacré du génie, aide–la à les
développer pour le bonheur du monde.
-
TOUT
être qui souffre ou gémit a des droits sacrés sur toi; garde–toi
de les méconnaître, n’attends point que le cri perçant de la
misère te sollicite; préviens et rassure l’infortuné timide; n’empoisonne pas, par
l’ostentation de tes dons, les sources d’eau
vive où le malheureux doit se désaltérer; ne cherche pas la
récompense de ta bienfaisance dans les vains applaudissements de la
multitude; le maçon la trouve dans le suffrage tranquille de sa
conscience et dans le sourire fortifiant de la Divinité, sous les
yeux de laquelle il est sans cesse placé.
-
SI
la Providence libérale t’a accordé quelque superflu, garde–toi
d’en faire un usage frivole et criminel; elle voulut que, par un
mouvement libre et spontané de ton âme généreuse, tu rendisses
moins sensible la distribution inégale des biens, qui entrait dans
ses plans; jouis de cette belle prérogative. Que jamais l’avarice,
la plus sordide des passions, n’avilisse ton caractère, et que ton
coeur se soulève aux calculs froids et arides qu’elle suggère. Si
jamais il venait à se dessécher à son souffle triste et
intéressé, fuis nos ateliers de charité; ils seraient sans
attrait pour toi et nous ne pourrions plus reconnaître en toi l’ancienne image de la Divinité.
-
QUE
ta bienfaisance soit éclairée par la religion, la sagesse et la prudence; ton coeur
voudrait embrasser les besoins de l’humanité, mais ton esprit doit
choisir les plus pressants et les plus importants Instruits, conseille,
protège, donne, soulage tour à tour; ne crois jamais avoir assez fait
et ne te repose de tes oeuvres que pour montrer une nouvelle énergie.
En te livrant ainsi aux élans de cette passion sublime, une source
intarissable de jouissances s’apprête pour toi: tu auras sur cette
terre l’avant–goût de la félicité céleste, ton âme s’agrandira et
tous les instants de ta vie seront remplis.
-
LORSQU’ENFIN tu sens
les bornes de ta nature finie, et que ne pouvant suffire seul au bien
que tu voudrais faire, ton âme s’attriste, viens dans nos temples;
vois le faisceau sacré de bienfaits qui nous unit et concourant
efficacement, selon toutes tes facultés, aux plans et aux
établissements utiles que l’association maçonnique te présente et
qu’elle réalise, félicite–toi d’être citoyen de ce meilleur monde;
goûte les doux fruits de nos forces combinées et concentrées sur un
même objet; alors tes ressources se multiplieront, tu aideras à faire
mille heureux au lieu d’un et tes voeux seront couronnés.
|
Articolo V
BENEFICENZA
-
Crea ad immagine di Dio che si è degnato di rivelarsi
agli uomini e spargere su di loro la felicità; accostati a questo
modello infinito con la volontà costante di versare
incessantemente sugli altri uomini tutta la quantità di felicità
che è in tuo potere; tutto ciò che lo spirito può concepire di
bene è il patrimonio del Massone.
-
Osserva la miseria impotente dell’infanzia, essa
reclama il tuo appoggio; considera l’inesperienza funesta della
gioventù, essa sollecita i tuoi consigli; poni la tua felicità a
preservarla dagli errori e dalle seduzioni che la minacciano;
eccita in lei le scintille del fuoco sacro del genio, aiutala a
svilupparle per il bene del mondo.
-
Ogni essere che soffre o geme ha dei sacri diritti su
di te; guardati dal misconoscerli, non aspettare che il grido
penetrante della miseria ti solleciti; previeni e rassicura lo
sventurato timido; non avvelenare, con l’ostentazione dei tuoi
doni, le fonti di acqua viva dove lo sfortunato deve dissetarsi;
non cercare la ricompensa per la tua beneficenza nei vani applausi
della moltitudine; il Massone
la trova nella quieta approvazione della sua coscienza e nel
sorriso fortificante della Divinità, sotto i cui occhi è sempre
posto.
-
Se la Provvidenza liberale ti ha accordato del
superfluo, guardati dal farne un uso frivolo e criminale; essa
volle che, con un impulso libero e spontaneo della tua anima
generosa, tu rendessi meno sensibile la distribuzione ineguale dei
beni, che era nei suoi piani; godi di questa bella prerogativa.
Che mai l’avarizia, la più sordida delle passioni, avvilisca il
tuo carattere, e che il tuo cuore si sottragga ai calcoli freddi
ed aridi che suggerisce. Se mai dovesse inaridirsi al suo soffio
tetro ed interessato, evita le nostre officine di carità;
sarebbero prive di attrattive per te e non potremmo più
riconoscere in te l’antica immagine della Divinità.
-
Che la tua beneficenza sia illuminata dalla religione,
dalla saggezza e dalla prudenza; il tuo cuore vorrebbe abbracciare
i bisogni dell’umanità, ma il tuo spirito deve scegliere i più
pressanti ed i più importanti. Istruisci, consiglia, proteggi,
dona, dà sollievo a seconda dei casi; non ritenere mai di aver
fatto abbastanza e non riposarti per le tue opere che per trarre
nuove energie. Dedicandoti così agli slanci di questa sublime
passione, una fonte inesauribile di gioie si prepara per te: avrai
su questa terra l’anticipo della felicità celeste, la tua anima
crescerà e tutti gli istanti della tua vita saranno riempiti.
-
Quando infine senti i limiti della tua natura finita, e che non
potendo essere sufficiente da solo a compiere il bene che vorresti
fare, la tua anima si rattrista, vieni nei nostri templi; osserva
l’insieme sacro dei benefici che ci unisce e concorrenti
efficacemente, secondo tutte le tue facoltà, ai piani ed agli
impieghi utili che l’associazione Massonica ti presenta e che
realizza, rallegrati di essere cittadino di questo mondo migliore;
assapora i dolci frutti delle nostre forze combinate e concentrate
per uno stesso obiettivo; allora le tue risorse si
moltiplicheranno, aiuterai a fare mille felici invece di uno ed i
tuoi voti saranno coronati.
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Article VI
AUTRES DEVOIRS MORAUX ENVERS LES HOMMES
-
AIME ton prochain autant que
toi–même et ne lui fais jamais ce que
tu ne voudrais pas qu’on te fit. Sers toi du don sublime de la parole,
signe extérieur de ta domination sur la nature, pour aller au–devant
des besoins d’autrui et pour exciter dans tous les coeurs le feu sacré
de la vertu. Sois affable et officieux, édifie par ton exemple;
partage la félicité d’autrui sans jalousie. Ne permets jamais à l’envie de
s’élever un instant dans ton sein, elle troublerait la
source pure de ton bonheur et ton âme serait en proie à la plus triste
des furies.
-
PARDONNE à ton ennemi; ne
t’en venge que par tes bienfaits; ce sacrifice généreux, dont
nous devons le sublime précepte à la religion, te procurera les
plaisirs les plus purs et les plus délicieux; tu redeviendras l’image
de la Divinité qui pardonne avec une bonté céleste les offenses de l’homme, et le comble de grâces malgré son ingratitude.
Rappelle–toi
donc toujours que c’est là le triomphe le plus beau, que la raison
puisse obtenir sur l’instinct, et que le maçon oublie les injures, mais
jamais les bienfaits.
|
Articolo VI
ALTRI DOVERI MORALI
VERSO GLI UOMINI
-
Ama il tuo prossimo come te stesso e non fargli mai ciò
che non vorresti si faccia a te. Serviti del sublime dono della
parola, segno esteriore del tuo dominio sulla natura, per
prevenire i bisogni altrui e per stimolare in tutti i cuori il
fuoco sacro della virtù. Sii affabile e servizievole, edifica con
l’esempio; condividi l’altrui felicità senza gelosia. Non
permettere mai all’invidia di sorgere neanche per un istante nel
tuo seno, essa turberebbe la fonte pura della tua felicità e la
tua anima sarebbe in preda alla più cupa delle furie.
-
Perdona al tuo nemico; non vendicartene che con opere
buone; questo generoso sacrificio, di cui dobbiamo il sublime
precetto alla religione, ti procurerà i piaceri più puri e più
deliziosi; ritornerai l’immagine della Divinità che perdona con
una bontà celeste le offese dell’uomo, e lo colma di grazie
malgrado la sua ingratitudine. Ricordati dunque sempre che questo
è il trionfo più bello, che la ragione prevalga sull’istinto,
e che il Massone dimentichi le ingiurie, ma mai i benefici.
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Article VII
PERFECTION MORALE
DE SOI–MÊME.
-
EN te dévouant ainsi au bien
d’autrui, n’oublie point ta propre
perfection et ne néglige pas de satisfaire les besoins de ton âme
immortelle. Descends souvent dans ton coeur, pour en sonder les replis
les plus cachés. La connaissance de soi–même est le grand pivot des
préceptes maçonniques. Ton âme est la pierre brute qu’il faut
dégrossir; offre à la Divinité l’hommage de tes affections
réglées, de tes passions vaincues.
-
QUE des moeurs chastes
et sévères soient tes compagnes inséparables et te rendent
respectable aux yeux des profanes; que ton âme soit pure, droite,
vraie et humble. L’orgueil est l’ennemi le plus dangereux de l’homme, il
l’entretient dans une confiance illusoire de ses forces. Ne considère
point le terme où tu es venu, il ralentirait ta course; fixe celui où
tu dois arriver; la courte durée de ton passage te laisse à peine l’espoir
d’y atteindre: ôte à ton amour–propre l’aliment dangereux de
la comparaison avec ceux qui sont derrière toi; sens plutôt l’aiguillon
d’une émulation vertueuse, en voyant des modèles plus
accomplis devant toi.
-
QUE jamais ta bouche
n’altère les pensées secrètes de ton coeur, qu’elle en soit toujours
l’organe vrai et fidèle; un maçon qui se dépouillerait de la candeur
pour prendre le masque de l’hypocrisie et de l’artifice, serait indigne
d’habiter avec nous et, semant la méfiance et la discorde dans nos
paisibles temples, il en deviendrait bientôt l’horreur et le fléau.
-
QUE
l’idée sublime de
la toute présence de Dieu te fortifie, te soutienne; renouvelle chaque
matin le voeu de devenir meilleur; veille et prie; et lorsque sur le
soir ton coeur satisfait te rappelle une bonne action ou quelque
victoire remportée sur toi–même, alors seulement repose tranquillement
dans le sein de la Providence et reprends de nouvelles forces.
-
ETUDIE enfin le sens
des hiéroglyphes et des emblèmes que l’Ordre te présente. La Nature
même voile la plupart de ses secrets; elle veut être observée,
comparée et surprise souvent dans ses effets. De toutes les sciences
dont le vaste champ présente les résultats les plus heureux à l’industrie de
l’homme et à l’avantage de la société, celle qui t’enseignera les rapports entre Dieu,
l’univers et toi, comblera les
désirs de ton âme céleste et t’apprendra à mieux remplir tes
devoirs.
|
Articolo
VII
PERFEZIONE MORALE
DI SE STESSI
-
Dedicandoti così all’altrui bene, non dimenticare il
tuo perfezionamento e non trascurare di soddisfare i bisogni della
tua anima immortale. Discendi spesso nel tuo cuore, per sondarne
le pieghe più nascoste. La conoscenza di se stessi è il grande
cardine dei precetti Massonici. La tua anima è la pietra grezza
che occorre sgrossare; offri alla Divinità l’omaggio delle tue
inclinazioni regolate, delle tue passioni vinte.
-
Che i costumi casti e severi siano tuoi compagni
inseparabili e ti rendano rispettabile agli occhi dei profani; che
la tua anima sia pura, retta, schietta ed umile. L’orgoglio è
il nemico più pericoloso dell’uomo, lo mantiene
nell’illusoria fiducia nelle sue forze. Non considerare il punto
in cui sei giunto, rallenterebbe il tuo cammino; proponiti quello
dove devi arrivare; la breve durata del tuo passaggio ti lascia
appena la speranza di giungervi: togli al tuo amor proprio il
pericoloso alimento del confronto con quelli che ti sono dietro;
ascolta piuttosto lo stimolo di un’emulazione virtuosa,
guardando dei modelli più compiuti davanti a te.
-
Che la tua bocca non alteri mai i segreti pensieri del
tuo cuore, che essa ne sia sempre l’organo schietto e fedele; un
Massone che si spogliasse del candore per assumere la maschera
dell’ipocrisia e dell’artificio, sarebbe indegno di abitare
con noi e, seminando la diffidenza e la discordia nei nostri
quieti templi, ne diventerebbe ben presto l’orrore ed il
flagello.
-
Che la sublime idea dell’onnipresenza di Dio ti
fortifichi, ti sostenga; rinnova ogni mattina la promessa di
diventare migliore; veglia e prega; e quando sul far della sera il
tuo cuore soddisfatto ti ricorda una buona azione o qualche
vittoria ottenuta su te stesso, soltanto allora riposa
tranquillamente nel seno della Provvidenza e riacquista nuove
forze.
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Studia infine il senso dei geroglifici e degli emblemi che
l’Ordine ti presenta. La Natura stessa vela la maggior parte dei
suoi segreti; non vuole essere osservata, confrontata
e spesso sorpresa nei suoi effetti. Di tutte le scienze di
cui il vasto campo presenta i risultati più felici all’operosità
dell’uomo ed a vantaggio della società, quella che ti insegnerà
i rapporti tra Dio, l’universo e te, colmerà i desideri della
tua anima celeste e ti insegnerà ad adempiere meglio ai tuoi
doveri.
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Article
VIII
DEVOIRS ENVERS LES FRÈRES.
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DANS la foule immense des êtres dont cet univers est peuplé, tu as
choisi, par un voeu libre, les maçons pour tes frères. N’oublie donc
jamais que tout maçon, de quelque communion chrétienne, pays ou
condition qu’il soit, en te présentant sa main droite, symbole de la
franchise fraternelle, a des droits sacrés sur ton assistance et sur
ton amitié. Fidèle au voeu de la nature, qui fut l’égalité, le
maçon rétablit dans ses temples les droits originaires de la famille
humaine; il ne sacrifie jamais aux préjugés populaires et le niveau
sacré assimile ici tous les états. Respecte dans la société civile
les distances établies ou tolérées par la Providence souvent l’orgueil les imagina; il y en aurait à les fonder et à vouloir les
méconnaître. Mais garde–toi, surtout, d’établir parmi nous des
distinctions factices que nous désavouons; laisse tes dignités et tes
décorations profanes à la porte et n’entre qu’avec l’escorte de tes
vertus. Quel que soit ton rang dans le monde, cède le pas dans nos
Loges au plus vertueux, au plus éclairé.
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NE rougis jamais en
publie d’un homme obscur, mais honnête que dans nos asiles tu embrassas
comme frère quelques instants auparavant; l’Ordre rougirait de toi à
son tour et te renverrai, avec ton orgueil, pour l’étaler sur les
théâtres profanes du monde.
SI ton frère est en
danger, vole à son secours et ne crains pas d’exposer pour lui ta vie.
S’il est dans le besoin,
verse sur lui tes trésors et réjouis–toi d’en pouvoir faire un emploi
aussi satisfaisant; tu as juré d’exercer la bienfaisance envers les
hommes en général, tu la dois de préférence à ton frère qui
gémit. S’il est dans l’erreur et qu’il s’égare, viens à lui avec les
lumières du sentiment, de la raison, de la persuasion. Ramène à la
vertu des êtres qui chancellent, et relève ceux qui sont tombés.
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SI ton coeur ulcéré
par des offenses vraies ou imaginaires nourrissait quelque inimitié
secrète contre un de tes frères, dissipe à l’instant le nuage qui s’élève; appelle à ton secours quelque arbitre désintéressé;
réclame sa médiation fraternelle; mais ne passe jamais le seuil du
temple avant d’avoir déposé tout sentiment de haine et de vengeance.
Tu invoquerais en vain le nom de l’Eternel, pour qu’il daignât habiter
dans nos temples, s’ils ne sont purifiés par les vertus des frères et
sanctifiés par leur concorde.
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Articolo
VIII
DOVERI VERSO I FRATELLI
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Nella folla immensa di esseri di cui questo universo è
popolato, hai scelto, con un voto libero, i Massoni come tuoi
fratelli. Non dimenticare dunque mai che ogni Massone, di
qualunque comunione cristiana, paese o condizione sia,
presentandoti la sua mano destra, simbolo di sincera fratellanza,
ha dei sacri diritti sulla tua assistenza e la tua amicizia.
Fedele al voto della natura, che fu l’uguaglianza, il massone
ristabilisce nei suoi templi i diritti originari della famiglia
umana; non sacrifica mai ai pregiudizi popolari ed il livello
sacro assimila qui tutti gli stati. Rispetta nella società civile
le distanze stabilite o tollerate dalla Provvidenza; ve ne
sarebbero tante da abolire e misconoscere. Ma guardati soprattutto
dallo stabilire tra noi delle distinzioni fittizie che
disapproviamo; lascia i tuoi gradi e le tue decorazioni profane
sull’uscio e non entrare che con la scorta delle tue virtù.
Qualunque sia il tuo rango nel mondo, cedi il passo nelle nostre
Logge al più virtuoso, al più illuminato.
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Non arrossire mai in pubblico di un uomo oscuro, ma
onesto, che nei nostri consessi hai abbracciato come fratello
qualche istante prima; l’Ordine arrossirebbe di te a sua volta e
ti caccerebbe, con il tuo orgoglio, per esporlo sulle scene
profane del mondo. Se tuo fratello è in pericolo, vola in suo
soccorso e non temere di esporre la tua vita per lui. Se si trova
nel bisogno, versa su di lui i tuoi tesori e rallegrati di poterne
fare un uso così soddisfacente; hai giurato di esercitare la
beneficenza verso gli uomini in generale, la devi preferibilmente
al tuo fratello che geme. Se è nell’errore e si svia, va da lui
con le luci del sentimento, della ragione, della persuasione.
Riconduci alla virtù gli esseri che vacillano, e rialza quelli
che sono caduti.
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Se il tuo cuore ulcerato da offese vere o immaginarie nutrisse
qualche segreta inimicizia verso uno dei tuoi fratelli, dissipa
all’istante la nube che si alza; chiama in tuo aiuto qualche
arbitro disinteressato; richiedi la sua fraterna mediazione; ma
non oltrepassare mai la soglia del tempio prima di aver riposto
ogni sentimento di odio e di vendetta. Invocherai invano il nome
dell’Eterno, perché si degni di abitare nei nostri templi, se
non sono purificati dalle virtù dei fratelli e santificati dalla
loro concordia
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Article IX
DEVOIRS ENVERS L’ORDRE.
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LORSQU’ENFIN tu fus admis à la participation des avantages qui
résultent de l’Association maçonnique, tu lui abandonnas, en échange
tacitement, une partie de ta liberté naturelle; accomplis donc
strictement les obligations morales qu’elle t’impose, conforme–toi à
ses sages règlements et respecte ceux que la confiance publique a
désignés pour être les gardiens des lois et les interprètes du voeu
général. Ta volonté dans l’Ordre est soumise à celle de la loi et
des supérieurs; tu serais un mauvais frère si tu méconnaissais
jamais cette subordination nécessaire dans toute société et la nôtre
serait forcée de t’exclure de son sein.
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IL est surtout une loi
dont tu as promis, à la face des cieux, la scrupuleuse observance: c’est celle du secret, le plus inviolable, sur nos rituels,
cérémonies, signes et la forme de notre association. Garde–toi de
croire que cet engagement est moins sacré que les serments que tu juras
dans la société civile. Tu fus libre en le prononçant, mais tu ne l’es plus de rompre le secret qui te lie.
L’Eternel, que tu invoquas
comme témoin, l’a ratifié: crains les peines attachées au parjure;
tu n’échapperais jamais au supplice de ton coeur et tu perdrais l’estime et la confiance
d’une société nombreuse, qui aurait droit de
te déclarer sans foi et sans honneur.
SI les leçons que l’Ordre t’adresse, pour te faciliter le chemin de la
vérité et du bonheur, se gravent profondément dans ton âme docile et
ouverte aux impressions de la vertu; si les maximes salutaires, qui
marqueront pour ainsi dire chaque pas que tu feras dans la carrière
maçonnique, deviennent tes propres principes et la règle invariable de
tes actions; ô mon frère, quelle sera notre joie! tu accompliras ta
sublime destinée, tu recouvreras cette ressemblance divine qui fut le
partage de l’homme dans son état d’innocence, qui est le but du
christianisme et dont l’Initiation maçonnique fait son objet principal; tu redeviendras la créature chérie du Ciel: ses bénédictions
fécondes s’arrêteront sur toi; et méritant le titre glorieux de
sacre, toujours libre, heureux et constant, tu marcheras sur cette terre
l’égal des rois, le bienfaiteur des hommes et le modèle de tes
frères.
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Articolo IX
DOVERI VERSO L’ORDINE
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Quando infine tu fossi ammesso alla partecipazione dei
vantaggi che derivano dall’Associazione Massonica,
li abbandonerai, in tacito scambio di una parte della tua
naturale libertà; adempi dunque rigorosamente gli obblighi morali
che t’impone, conformati ai suoi saggi regolamenti e rispetta
quelli che la pubblica fiducia ha designati per essere i guardiani
delle leggi e gli interpreti del voto generale. La tua volontà
nell’Ordine è sottomessa a quella della legge e dei superiori;
saresti un cattivo fratello se non riconoscessi questa
subordinazione necessaria in qualsiasi società e la nostra
sarebbe costretta ad escluderti dal suo seno.
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Vi è soprattutto una legge di cui hai promesso, al cospetto dei
cieli, la scrupolosa osservanza: è quella del segreto, il più
inviolabile, sui nostri rituali, cerimonie, segni e la forma della
nostra associazione. Guardati dal credere che questo impegno sia
meno sacro dei giuramenti che facesti nella società civile. Tu
fosti libero nel pronunciarli, ma non lo sei più di rompere il
segreto che ti lega. L’Eterno, che invocasti come testimone, lo
ha ratificato: temi le pene relative allo spergiuro; non sfuggirai
mai al supplizio del tuo cuore e perderai la stima e la fiducia di
una società numerosa, che avrebbe diritto di dichiararti senza
fede e senza onore.
Se le lezioni che l’Ordine ti
rivolge, per facilitare il tuo cammino di verità e di felicità,
si imprimono profondamente nella tua anima docile ed aperta alle
sensazioni della virtù; se le massime salutari, che impronteranno
per così dire ogni passo che farai nel percorso Massonico,
diventano i tuoi stessi principi e la regola immutevole delle tue
azioni; o fratello mio, quale sarà la nostra gioia! Compirai il
tuo sublime destino, ricoprirai quella somiglianza divina che fu
l’eredità dell’uomo nel suo stato di innocenza, che è il
fine del Cristianesimo e di cui l’Iniziazione Massonica fa il
suo oggetto principale; ritornerai la creatura teneramente amata
dal Cielo: le sue feconde benedizioni si tratterranno su di te; e
meritando il titolo glorioso di consacrato, sempre libero, felice
e costante, camminerai su questa terra alla stregua dei Re, il
benefattore degli uomini ed il modello dei tuoi fratelli.
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