Regle Maçonnique

A l’Usage des Loges réunies et rectifiées approuvée au Convent Général de Wilhelmsbad en 5782

Regola Massonica

All’uso delle Logge riunite e rettificate approvata al Convento
generale di Wilhemsbad nel 1782

 

Prologue
O TOI qui viens d’être initié aux leçons de la sagesse! Fils de la vertu et de l’amitié! Prête à nos accents une oreille attentive, et que ton âme s’ouvre aux préceptes mâles de la vérité! nous t’enseignerons le chemin qui mène à la vie heureuse; nous t’apprendrons à plaire à ton Auteur et à développer, avec énergie et succès, tous les moyens que la Providence te confia pour te rendre utile aux hommes et goûter les charmes de la bienfaisance.
 
Prologo
O TU che vieni ad essere iniziato alle lezioni della saggezza! Figlio della virtù e dell’amicizia! Presta alle nostre parole un orecchio attento, e che la tua anima si apra ai precetti virili della verità! Ti insegneremo il cammino che conduce ad una vita felice; ti insegneremo ad essere gradito al tuo Autore ed a sviluppare, con energia e successo, tutti i mezzi che la Provvidenza ti confidò per renderti utile agli uomini ed assaporare le delizie della beneficenza.
 
Article premier.
DEVOIRS ENVERS DIEU ET LA RELIGION.
  1. TON premier hommage appartient à la divinité. Adore l’Etre plein de majesté qui créa l’univers par un acte de sa volonté, qui le conserve par un effet de son action continue, qui remplit ton cœur, mais que ton esprit borné ne peut concevoir, ni définir. Plains le triste délire de celui qui ferme ses yeux à la lumière et se promène dans les ténèbres épaisses du hasard: que ton coeur, attendri et reconnaissant des bienfaits paternels de ton Dieu, rejette avec mépris ces vains sophismes, qui prouvent la dégradation de l’esprit humain lorsqu’il s’éloigne de sa source. Elève souvent ton âme au–dessus des êtres matériels qui t’environnent et jette un regard plein de désir dans les régions supérieures, qui sont ton héritage et ta vraie patrie. Fais à ce dieu le sacrifice de ta volonté et de tes désirs, rends–toi digne de ses influences vivifiantes, remplis les lois qu’il voulut que tu accomplisses comme homme dans ta carrière terrestre. Plaire à ton Dieu, voilà ton bonheur; être réuni à jamais à Lui, voilà toute ton ambition, la boussole de tes actions.
  2. MAIS comment oserais–tu soutenir ses regards, être fragile! qui transgresse à chaque instant ses lois et offense sa sainteté, si sa bonté paternelle ne t’eût ménagé un Réparateur infini? Abandonné aux égarements de ta raison, où trouverais–tu la certitude d’un avenir consolant? Livré à la justice de ton Dieu, où serait ton refuge? Rends donc grâce à ton Rédempteur; prosterne–toi devant le Verbe incarné et bénis la Providence qui te fit naître parmi les chrétiens. Professe en tous lieux la divine Religion de Christ et ne rougis jamais de lui appartenir. L’Evangile est la base de nos obligations; si tu n’y croyais pas, tu cesserais d’être maçon. Annonce dans toutes les actions une piété éclairée et active, sans hypocrisie, sans fanatisme; le Christianisme ne se borne pas à des vérités de spéculation: pratique tous les devoirs moraux qu’il enseigne et tu seras heureux; tes contemporains te béniront et tu paraîtras sans trouble devant le trône de l’Eternel.
  3. SURTOUT, pénètre–toi de ce principe de charité et d’amour, base de cette sainte religion: plains l’erreur sans la haïr et sans la persécuter; laisse à Dieu seul le soin de juger, et contente–toi d’aimer et de tolérer. Maçons! Enfants d’un même Dieu, réunis par une croyance commune entre notre divin Sauveur, que ce lien d’amour nous unisse étroitement et fasse disparaître tout préjugé contraire à notre concorde fraternelle.
Articolo I
DOVERI VERSO DIO E LA RELIGIONE 
  1. Il tuo primo omaggio appartiene alla Divinità. Adora l’Essere pieno di maestà che creò l’universo con un atto della sua volontà, che lo conserva per effetto della sua azione continua, che riempie il tuo cuore, ma che il tuo spirito limitato non può concepire, né definire. Compiangi il triste delirio di colui che chiude i suoi occhi alla luce e si trascina nelle spesse tenebre del caso: che il tuo cuore, intenerito e riconoscente dei paterni benefici del tuo Dio, rigetti con disprezzo quei vani sofismi, che provano la degradazione dello spirito umano quando s’allontana dalla sua fonte. Eleva spesso la tua anima al di sopra degli esseri materiali che ti circondano e lancia uno sguardo pieno di desiderio nelle regioni superiori, che sono la tua eredità e la tua vera patria. Fai a questo Dio il sacrificio della tua volontà e dei tuoi desideri, renditi degno dei suoi influssi vivificanti, adempi le leggi che ha voluto che tu compissi come uomo nel tuo percorso terreno. Essere gradito al tuo Dio, ecco la tua fortuna; essere per sempre riunito a Lui, ecco tutta la tua ambizione, la bussola delle tue azioni.
  2. Ma come oserai sostenere i suoi sguardi,  o essere fragile, che trasgredisce ad ogni istante le sue leggi ed offende la sua santità, se la sua paterna bontà non ti avesse procurato un Riparatore infinito? Abbandonato agli smarrimenti della tua ragione, dove troverai la certezza di un consolante avvenire? Consegnato alla giustizia del tuo Dio, dove troveresti rifugio? Rendi dunque grazie al tuo Redentore; prosternati davanti al Verbo incarnato e benedici la Provvidenza che ti ha fatto nascere tra i cristiani. Professa in ogni luogo la divina Religione del Cristo e non arrossire mai di appartenergli. Il Vangelo è la base dei nostri obblighi; se tu non vi credessi, cesseresti di essere Massone. Annuncia in tutte le tue azioni una pietà illuminata ed attiva, senza ipocrisia, senza fanatismo; il Cristianesimo non si limita a verità speculative: pratica tutti i doveri morali che esso insegna e sarai felice; i tuoi contemporanei ti benediranno e comparirai sereno davanti al trono dell’Eterno. 
  3. Soprattutto, compenetrati di questo principio di carità e d’amore, base di questa santa Religione: piangi l’errore senza odiarlo e senza perseguitarlo; lascia soltanto a Dio la cura di giudicare, ed accontentati di amare e di tollerare. Massoni! Figli di uno stesso Dio, riuniti dalla comune credenza nel nostro divino Salvatore, che questo legame d’amore ci unisca strettamente e faccia scomparire ogni pregiudizio contrario alla nostra fraterna concordia.
 
Article II
IMMORTALITÉ DE L’AME.
  1. HOMME! Roi du monde! chef–d’oeuvre de la création lorsque Dieu l’anima de son souffle! Médite ta sublime destination. Tout ce qui végète autour de toi et n’a qu’une vie animale, périt avec le temps et est soumis à ton empire; ton âme immortelle, seule, émanée du sein de la Divinité, survit aux choses matérielles et ne périra point. Voilà ton vrai titre de noblesse; sens vivement ton bonheur, mais sans orgueil; il perdit ta race et te replongerait dans l’abîme. Etre dégradé! malgré ta grandeur primitive et relative, qu’es–tu devant l’Eternel? Adore–le dans la poussière et sépare avec soin ce principe céleste et indestructible des alliages étrangers; cultive ton âme immortelle et perfectible, et rends la susceptible d’être réunie à la source pure du bien, lorsqu’elle sera dégagée des vapeurs grossières de la matière. C’est ainsi que tu seras libre au milieu des fers, heureux au sein même du malheur, inébranlable au plus fort des orages et que tu mourras sans frayeur.
  2. MAÇON! si jamais tu pouvais douter de la nature immortelle de ton âme et de ta haute destination, l’initiation serait sans fruit pour toi; tu cesserais d’être le fils adoptif de la sagesse et tu serais confondu dans la foule des êtres matériels et profanes qui tâtonnent dans les ténèbres.
 
Articolo II
IMMORTALITA’ DELL’ANIMA 
  1. UOMO! Re del mondo! Capolavoro della creazione quando Dio lo animò col suo soffio! Medita il tuo sublime destino. Tutto ciò che vegeta intorno a te e non ha che una vita animale, perisce con il tempo ed è sottomesso al tuo dominio; la tua anima immortale soltanto, emanata dal seno della Divinità, sopravvive alle cose materiali e non perirà affatto. Ecco il tuo vero titolo di nobiltà; senti vivamente la tua fortuna, ma senza orgoglio; questo perse la tua razza e ti riporterebbe nell’abisso. Essere degradato! malgrado la tua grandezza primitiva e relativa, cosa sei al cospetto dell’Eterno? Adoralo nella polvere e separa con cura questo principio celeste ed indistruttibile da leghe aliene; educa la tua anima immortale e perfettibile, e rendila suscettibile di essere riunita alla fonte pura del bene, quando sarà liberata dai vapori grossolani della materia. È così che sarai libero anche se in catene, felice anche nel dolore, inattaccabile dai più forti uraganiuragani e morirai senza terrore. – 
  2. MASSONE! Se mai tu potessi dubitare della natura immortale della tua anima e del tuo alto destino, l’iniziazione sarebbe senza frutti per te; cesseresti di essere il figlio adottivo della saggezza e saresti confuso nella folla degli esseri materiali e profani che brancolano nelle tenebre.
 
Article III
DEVOIRS ENVERS LE
SOUVERAIN ET LA PATRIE
  1. L’ETRE suprême confia d’une manière plus positive ses pouvoirs sur la terre au Souverain; respecte et chéris son autorité légitime sur le coin de la terre que tu habites; ton premier hommage appartient à Dieu; le second à la Patrie.
    L’HOMME errant dans les bois, sans culture et fuyant ses semblables, serait peu propre à remplir les vues de la Providence, et à saisir toute la masse du bonheur qui lui est réservée. Son être s’agrandit au milieu de ses semblables ; son esprit se fortifie par le choc des opinions; mais une fois réuni en société, il aurait à combattre sans cesse l’intérêt personnel et les passions désordonnées, et l’innocence bientôt succomberait sous sa force ou sous la ruse. Il fallut donc des lois pour le guider et des chefs pour les maintenir.
  2. HOMME sensible! tu révères tes parents; honore de même les pères de l’Etat et prie pour leur conservation; ils sont les représentants de la Divinité sur cette terre. S’ils s’égarent, ils en répondront au Juge des Rois ; mais ton propre sentiment peut te tromper et jamais te dispenser d’obéir. Si tu manquais à ce devoir sacré, si ton cœur ne tressaillait plus au doux nom de Patrie et de ton Souverain, le maçon te repousserait de son sein comme réfractaire à l’ordre public, comme indigne de participer aux avantages d’une association qui mérité la confiance et l’estime des gouvernements, puisqu’un de ses principaux mobiles est le patriotisme et que, jalouse de former les meilleurs citoyens, elle exige que ses enfants remplissent, avec le plus de distinction et par les motifs les plus épurés, tous les devoirs de leur état civil. Le guerrier le plus courageux, le juge le plus intègre, le maître le plus doux, le serviteur le plus fidèle, le père le plus tendre, l’époux le plus constant, le fils le plus soumis doit être le maçon, puisque les obligations ordinaires et communes du citoyen ont été sanctifiées et renforcées par les voeux libres et volontaires du maçon et qu’en les négligeant il joindrait à la faiblesse l’hypocrisie et le parjure.
 
Articolo III
DOVERI VERSO IL
SOVRANO E LA PATRIA 
  1. L’Essere supremo confidò in maniera più positiva i suoi poteri sulla terra al Sovrano; rispetta e gradisci la sua legittima autorità nell’angolo della terra che abiti; il tuo primo ossequio appartiene a Dio; il secondo alla Patria. L’Uomo errante nei boschi, senza cultura ed evitando i suoi simili, sarebbe poco adatto a compiere i disegni della Provvidenza, e ad afferrare tutto l’insieme della fortuna che gli è riservata. Il suo essere cresce in mezzo ai suoi simili; il suo spirito si fortifica nel conflitto di opinioni; ma una volta riunito in società, dovrebbe lottare senza tregua contro l’interesse personale e le passioni disordinate, e ben presto l’innocenza soccomberebbe sotto la sua forza o la sua astuzia. Occorsero dunque delle leggi per guidarlo e dei capi per mantenerle.
  2. UOMO sensibile! tu riverisci i tuoi genitori; onora allo stesso modo i padri dello Stato e prega per la loro conservazione; essi sono i rappresentanti della Divinità su questa terra. Se fuorviano, ne risponderanno al Giudice dei Re; ma la tua opinione potrebbe trarti in inganno e mai dispensarti dall’obbedire. Se tu venissi meno a questo sacro dovere, se il tuo cuore non trasalisse più al dolce nome della Patria e del tuo Sovrano, il Massone ti ricaccerebbe dal suo seno come refrattario all’ordine pubblico, come indegno di partecipare ai vantaggi di un’associazione che merita la fiducia e la stima dei governi, in quanto uno dei suoi principali moventi è il patriottismo e che, gelosa di formare i migliori cittadini, esige che i suoi figli adempiano, con il maggior impegno e purezza d’intenti, tutti i doveri del loro stato civile. Il guerriero più coraggioso, il giudice più integro, il maestro più dolce, il servo più fedele, il padre più tenero, lo sposo più costante, il figlio più sottomesso deve essere il Massone, poiché i doveri ordinari e comuni del cittadino sono stati santificati e rafforzati dalle promesse libere e volontarie del massone e che disattendendoli unirebbe alla debolezza l’ipocrisia e lo spergiuro.
Article IV
DEVOIRS ENVERS
L’HUMANITE EN GÉNÉRAL
  1. MAIS si le cercle patriotique qui t’ouvre une carrière si féconde et si satisfaisante ne remplit pas encore toute ton activité; si ton coeur sensible veut franchir les bornes des empires et embraser avec ce feu électrique de l’humanité tous les hommes, toutes les nations; si, remontant à la source commune, tu te plais à chérir tendrement tous ceux qui ont les mêmes organes, le même besoin d’aimer, le même désir d’être utile et une âme immortelle comme toi, viens alors dans nos temples offrir tes hommages à la sainte humanité; l’univers est la patrie du maçon et rien de ce qui regarde l’homme ne lui est étranger.
  2. VOIS avec respect cet édifice majestueux, destiné à resserrer les liens trop relâchés de la morale; chéris une association générale d’âmes vertueuses, capables de s’exalter, répandue dans tous les pays, où la raison et les lumières ont pénétré, réunie sous la bannière sainte de l’humanité, régie par des lois simples et uniformes. Sens enfin le but sublime de notre saint Ordre; consacre ton activité et toute ta vie à la bienfaisance; ennoblis, épure et fortifie cette généreuse résolution en travaillant sans relâche à ta perfection, te réunissant plus intimement à la Divinité.
 
Articolo IV
DOVERI VERSO
L’UMANITA’ IN GENERALE
  1. Ma se il circolo patriottico che ti apre una carriera così feconda e soddisfacente non riempie ancora tutta la tua attività; se il tuo cuore sensibile vuole varcare i limiti degli imperi ed infiammare di questo fuoco elettrico dell’umanità tutti gli uomini, tutte le nazioni; se, risalendo alla fonte comune, gradisci amare teneramente tutti quelli che hanno gli stessi organi, lo stesso bisogno di amare, lo stesso desiderio di essere utile ed un’anima immortale come te, vieni allora nei nostri templi ad offrire i tuoi omaggi alla santa umanità; l’universo è la patria del massone e nulla di ciò che concerne l’uomo gli è estraneo.
  2. Osserva con rispetto questo edificio maestoso, destinato a stringere i legami troppo rilassati della morale; ama teneramente un’associazione generale di anime virtuose, capaci di esaltarsi, diffusa in tutti i paesi, dove la ragione e le luci sono penetrate, riunita sotto il santo vessillo dell’umanità, retta da leggi semplici ed uniformi. Senti infine lo scopo sublime del nostro santo Ordine; consacra la tua attività e tutta la tua vita alla beneficenza; nobilita, epura e fortifica questa generosa risoluzione lavorando senza tregua alla tua perfezione, riunendoti più intimamente alla Divinità.
 
Article V
BIENFAISANCE
  1. CREE à l’image de Dieu qui a daigné se communiquer aux hommes et répandre sur eux le bonheur; rapproche–toi de ce modèle infini par une volonté constante de verser sans cesse sur les autres hommes toute la masse de bonheur qui est en ton pouvoir; tout ce que l’esprit peut concevoir de bien est le patrimoine du maçon.
  2. VOIS la misère impuissante de l’enfance, elle réclame ton appui; considère l’inexpérience funeste de la jeunesse, elle sollicite tes conseils; mets ta félicité à la préserver des erreurs et des séductions qui la menacent; excite en elle les étincelles du feu sacré du génie, aide–la à les développer pour le bonheur du monde.
  3. TOUT être qui souffre ou gémit a des droits sacrés sur toi; garde–toi de les méconnaître, n’attends point que le cri perçant de la misère te sollicite; préviens et rassure l’infortuné timide; n’empoisonne pas, par l’ostentation de tes dons, les sources d’eau vive où le malheureux doit se désaltérer; ne cherche pas la récompense de ta bienfaisance dans les vains applaudissements de la multitude; le maçon la trouve dans le suffrage tranquille de sa conscience et dans le sourire fortifiant de la Divinité, sous les yeux de laquelle il est sans cesse placé.
  4. SI la Providence libérale t’a accordé quelque superflu, garde–toi d’en faire un usage frivole et criminel; elle voulut que, par un mouvement libre et spontané de ton âme généreuse, tu rendisses moins sensible la distribution inégale des biens, qui entrait dans ses plans; jouis de cette belle prérogative. Que jamais l’avarice, la plus sordide des passions, n’avilisse ton caractère, et que ton coeur se soulève aux calculs froids et arides qu’elle suggère. Si jamais il venait à se dessécher à son souffle triste et intéressé, fuis nos ateliers de charité; ils seraient sans attrait pour toi et nous ne pourrions plus reconnaître en toi l’ancienne image de la Divinité.
  5. QUE ta bienfaisance soit éclairée par la religion, la sagesse et la prudence; ton coeur voudrait embrasser les besoins de l’humanité, mais ton esprit doit choisir les plus pressants et les plus importants Instruits, conseille, protège, donne, soulage tour à tour; ne crois jamais avoir assez fait et ne te repose de tes oeuvres que pour montrer une nouvelle énergie. En te livrant ainsi aux élans de cette passion sublime, une source intarissable de jouissances s’apprête pour toi: tu auras sur cette terre l’avant–goût de la félicité céleste, ton âme s’agrandira et tous les instants de ta vie seront remplis.
  6. LORSQU’ENFIN tu sens les bornes de ta nature finie, et que ne pouvant suffire seul au bien que tu voudrais faire, ton âme s’attriste, viens dans nos temples; vois le faisceau sacré de bienfaits qui nous unit et concourant efficacement, selon toutes tes facultés, aux plans et aux établissements utiles que l’association maçonnique te présente et qu’elle réalise, félicite–toi d’être citoyen de ce meilleur monde; goûte les doux fruits de nos forces combinées et concentrées sur un même objet; alors tes ressources se multiplieront, tu aideras à faire mille heureux au lieu d’un et tes voeux seront couronnés.
 
Articolo V
BENEFICENZA 
  1. Crea ad immagine di Dio che si è degnato di rivelarsi agli uomini e spargere su di loro la felicità; accostati a questo modello infinito con la volontà costante di versare incessantemente sugli altri uomini tutta la quantità di felicità che è in tuo potere; tutto ciò che lo spirito può concepire di bene è il patrimonio del  Massone.
  2. Osserva la miseria impotente dell’infanzia, essa reclama il tuo appoggio; considera l’inesperienza funesta della gioventù, essa sollecita i tuoi consigli; poni la tua felicità a preservarla dagli errori e dalle seduzioni che la minacciano; eccita in lei le scintille del fuoco sacro del genio, aiutala a svilupparle per il bene del mondo.
  3. Ogni essere che soffre o geme ha dei sacri diritti su di te; guardati dal misconoscerli, non aspettare che il grido penetrante della miseria ti solleciti; previeni e rassicura lo sventurato timido; non avvelenare, con l’ostentazione dei tuoi doni, le fonti di acqua viva dove lo sfortunato deve dissetarsi; non cercare la ricompensa per la tua beneficenza nei vani applausi della moltitudine; il  Massone la trova nella quieta approvazione della sua coscienza e nel sorriso fortificante della Divinità, sotto i cui occhi è sempre posto.
  4. Se la Provvidenza liberale ti ha accordato del superfluo, guardati dal farne un uso frivolo e criminale; essa volle che, con un impulso libero e spontaneo della tua anima generosa, tu rendessi meno sensibile la distribuzione ineguale dei beni, che era nei suoi piani; godi di questa bella prerogativa. Che mai l’avarizia, la più sordida delle passioni, avvilisca il tuo carattere, e che il tuo cuore si sottragga ai calcoli freddi ed aridi che suggerisce. Se mai dovesse inaridirsi al suo soffio tetro ed interessato, evita le nostre officine di carità; sarebbero prive di attrattive per te e non potremmo più riconoscere in te l’antica immagine della Divinità.
  5. Che la tua beneficenza sia illuminata dalla religione, dalla saggezza e dalla prudenza; il tuo cuore vorrebbe abbracciare i bisogni dell’umanità, ma il tuo spirito deve scegliere i più pressanti ed i più importanti. Istruisci, consiglia, proteggi, dona, dà sollievo a seconda dei casi; non ritenere mai di aver fatto abbastanza e non riposarti per le tue opere che per trarre nuove energie. Dedicandoti così agli slanci di questa sublime passione, una fonte inesauribile di gioie si prepara per te: avrai su questa terra l’anticipo della felicità celeste, la tua anima crescerà e tutti gli istanti della tua vita saranno riempiti.
  6. Quando infine senti i limiti della tua natura finita, e che non potendo essere sufficiente da solo a compiere il bene che vorresti fare, la tua anima si rattrista, vieni nei nostri templi; osserva l’insieme sacro dei benefici che ci unisce e concorrenti efficacemente, secondo tutte le tue facoltà, ai piani ed agli impieghi utili che l’associazione Massonica ti presenta e che realizza, rallegrati di essere cittadino di questo mondo migliore; assapora i dolci frutti delle nostre forze combinate e concentrate per uno stesso obiettivo; allora le tue risorse si moltiplicheranno, aiuterai a fare mille felici invece di uno ed i tuoi voti saranno coronati.
 
Article VI
AUTRES DEVOIRS MORAUX ENVERS LES HOMMES
  1. AIME ton prochain autant que toi–même et ne lui fais jamais ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit. Sers toi du don sublime de la parole, signe extérieur de ta domination sur la nature, pour aller au–devant des besoins d’autrui et pour exciter dans tous les coeurs le feu sacré de la vertu. Sois affable et officieux, édifie par ton exemple; partage la félicité d’autrui sans jalousie. Ne permets jamais à l’envie de s’élever un instant dans ton sein, elle troublerait la source pure de ton bonheur et ton âme serait en proie à la plus triste des furies.
  2. PARDONNE à ton ennemi; ne t’en venge que par tes bienfaits; ce sacrifice généreux, dont nous devons le sublime précepte à la religion, te procurera les plaisirs les plus purs et les plus délicieux; tu redeviendras l’image de la Divinité qui pardonne avec une bonté céleste les offenses de l’homme, et le comble de grâces malgré son ingratitude. Rappelle–toi donc toujours que c’est là le triomphe le plus beau, que la raison puisse obtenir sur l’instinct, et que le maçon oublie les injures, mais jamais les bienfaits.
 
Articolo VI
ALTRI DOVERI MORALI VERSO GLI UOMINI
  1. Ama il tuo prossimo come te stesso e non fargli mai ciò che non vorresti si faccia a te. Serviti del sublime dono della parola, segno esteriore del tuo dominio sulla natura, per prevenire i bisogni altrui e per stimolare in tutti i cuori il fuoco sacro della virtù. Sii affabile e servizievole, edifica con l’esempio; condividi l’altrui felicità senza gelosia. Non permettere mai all’invidia di sorgere neanche per un istante nel tuo seno, essa turberebbe la fonte pura della tua felicità e la tua anima sarebbe in preda alla più cupa delle furie.
  2. Perdona al tuo nemico; non vendicartene che con opere buone; questo generoso sacrificio, di cui dobbiamo il sublime precetto alla religione, ti procurerà i piaceri più puri e più deliziosi; ritornerai l’immagine della Divinità che perdona con una bontà celeste le offese dell’uomo, e lo colma di grazie malgrado la sua ingratitudine. Ricordati dunque sempre che questo è il trionfo più bello, che la ragione prevalga sull’istinto, e che il Massone dimentichi le ingiurie, ma mai i benefici.
 
Article VII
PERFECTION MORALE DE SOI–MÊME.
  1. EN te dévouant ainsi au bien d’autrui, n’oublie point ta propre perfection et ne néglige pas de satisfaire les besoins de ton âme immortelle. Descends souvent dans ton coeur, pour en sonder les replis les plus cachés. La connaissance de soi–même est le grand pivot des préceptes maçonniques. Ton âme est la pierre brute qu’il faut dégrossir; offre à la Divinité l’hommage de tes affections réglées, de tes passions vaincues.
  2. QUE des moeurs chastes et sévères soient tes compagnes inséparables et te rendent respectable aux yeux des profanes; que ton âme soit pure, droite, vraie et humble. L’orgueil est l’ennemi le plus dangereux de l’homme, il l’entretient dans une confiance illusoire de ses forces. Ne considère point le terme où tu es venu, il ralentirait ta course; fixe celui où tu dois arriver; la courte durée de ton passage te laisse à peine l’espoir d’y atteindre: ôte à ton amour–propre l’aliment dangereux de la comparaison avec ceux qui sont derrière toi; sens plutôt l’aiguillon d’une émulation vertueuse, en voyant des modèles plus accomplis devant toi.
  3. QUE jamais ta bouche n’altère les pensées secrètes de ton coeur, qu’elle en soit toujours l’organe vrai et fidèle; un maçon qui se dépouillerait de la candeur pour prendre le masque de l’hypocrisie et de l’artifice, serait indigne d’habiter avec nous et, semant la méfiance et la discorde dans nos paisibles temples, il en deviendrait bientôt l’horreur et le fléau.
  4. QUE l’idée sublime de la toute présence de Dieu te fortifie, te soutienne; renouvelle chaque matin le voeu de devenir meilleur; veille et prie; et lorsque sur le soir ton coeur satisfait te rappelle une bonne action ou quelque victoire remportée sur toi–même, alors seulement repose tranquillement dans le sein de la Providence et reprends de nouvelles forces.
  5. ETUDIE enfin le sens des hiéroglyphes et des emblèmes que l’Ordre te présente. La Nature même voile la plupart de ses secrets; elle veut être observée, comparée et surprise souvent dans ses effets. De toutes les sciences dont le vaste champ présente les résultats les plus heureux à l’industrie de l’homme et à l’avantage de la société, celle qui t’enseignera les rapports entre Dieu, l’univers et toi, comblera les désirs de ton âme céleste et t’apprendra à mieux remplir tes devoirs.
 
Articolo VII
PERFEZIONE MORALE DI SE STESSI
  1. Dedicandoti così all’altrui bene, non dimenticare il tuo perfezionamento e non trascurare di soddisfare i bisogni della tua anima immortale. Discendi spesso nel tuo cuore, per sondarne le pieghe più nascoste. La conoscenza di se stessi è il grande cardine dei precetti Massonici. La tua anima è la pietra grezza che occorre sgrossare; offri alla Divinità l’omaggio delle tue inclinazioni regolate, delle tue passioni vinte.
  2. Che i costumi casti e severi siano tuoi compagni inseparabili e ti rendano rispettabile agli occhi dei profani; che la tua anima sia pura, retta, schietta ed umile. L’orgoglio è il nemico più pericoloso dell’uomo, lo mantiene nell’illusoria fiducia nelle sue forze. Non considerare il punto in cui sei giunto, rallenterebbe il tuo cammino; proponiti quello dove devi arrivare; la breve durata del tuo passaggio ti lascia appena la speranza di giungervi: togli al tuo amor proprio il pericoloso alimento del confronto con quelli che ti sono dietro; ascolta piuttosto lo stimolo di un’emulazione virtuosa, guardando dei modelli più compiuti davanti a te.
  3. Che la tua bocca non alteri mai i segreti pensieri del tuo cuore, che essa ne sia sempre l’organo schietto e fedele; un Massone che si spogliasse del candore per assumere la maschera dell’ipocrisia e dell’artificio, sarebbe indegno di abitare con noi e, seminando la diffidenza e la discordia nei nostri quieti templi, ne diventerebbe ben presto l’orrore ed il flagello. 
  4. Che la sublime idea dell’onnipresenza di Dio ti fortifichi, ti sostenga; rinnova ogni mattina la promessa di diventare migliore; veglia e prega; e quando sul far della sera il tuo cuore soddisfatto ti ricorda una buona azione o qualche vittoria ottenuta su te stesso, soltanto allora riposa tranquillamente nel seno della Provvidenza e riacquista nuove forze.
  5. Studia infine il senso dei geroglifici e degli emblemi che l’Ordine ti presenta. La Natura stessa vela la maggior parte dei suoi segreti; non vuole essere osservata, confrontata  e spesso sorpresa nei suoi effetti. Di tutte le scienze di cui il vasto campo presenta i risultati più felici all’operosità dell’uomo ed a vantaggio della società, quella che ti insegnerà i rapporti tra Dio, l’universo e te, colmerà i desideri della tua anima celeste e ti insegnerà ad adempiere meglio ai tuoi doveri.
 
Article VIII
DEVOIRS ENVERS LES FRÈRES.
  1. DANS la foule immense des êtres dont cet univers est peuplé, tu as choisi, par un voeu libre, les maçons pour tes frères. N’oublie donc jamais que tout maçon, de quelque communion chrétienne, pays ou condition qu’il soit, en te présentant sa main droite, symbole de la franchise fraternelle, a des droits sacrés sur ton assistance et sur ton amitié. Fidèle au voeu de la nature, qui fut l’égalité, le maçon rétablit dans ses temples les droits originaires de la famille humaine; il ne sacrifie jamais aux préjugés populaires et le niveau sacré assimile ici tous les états. Respecte dans la société civile les distances établies ou tolérées par la Providence souvent l’orgueil les imagina; il y en aurait à les fonder et à vouloir les méconnaître. Mais garde–toi, surtout, d’établir parmi nous des distinctions factices que nous désavouons; laisse tes dignités et tes décorations profanes à la porte et n’entre qu’avec l’escorte de tes vertus. Quel que soit ton rang dans le monde, cède le pas dans nos Loges au plus vertueux, au plus éclairé.
  2. NE rougis jamais en publie d’un homme obscur, mais honnête que dans nos asiles tu embrassas comme frère quelques instants auparavant; l’Ordre rougirait de toi à son tour et te renverrai, avec ton orgueil, pour l’étaler sur les théâtres profanes du monde.
    SI ton frère est en danger, vole à son secours et ne crains pas d’exposer pour lui ta vie.
    S’il est dans le besoin, verse sur lui tes trésors et réjouis–toi d’en pouvoir faire un emploi aussi satisfaisant; tu as juré d’exercer la bienfaisance envers les hommes en général, tu la dois de préférence à ton frère qui gémit. S’il est dans l’erreur et qu’il s’égare, viens à lui avec les lumières du sentiment, de la raison, de la persuasion. Ramène à la vertu des êtres qui chancellent, et relève ceux qui sont tombés.
  3. SI ton coeur ulcéré par des offenses vraies ou imaginaires nourrissait quelque inimitié secrète contre un de tes frères, dissipe à l’instant le nuage qui s’élève; appelle à ton secours quelque arbitre désintéressé; réclame sa médiation fraternelle; mais ne passe jamais le seuil du temple avant d’avoir déposé tout sentiment de haine et de vengeance. Tu invoquerais en vain le nom de l’Eternel, pour qu’il daignât habiter dans nos temples, s’ils ne sont purifiés par les vertus des frères et sanctifiés par leur concorde.
 
Articolo VIII
DOVERI VERSO I FRATELLI
  1. Nella folla immensa di esseri di cui questo universo è popolato, hai scelto, con un voto libero, i Massoni come tuoi fratelli. Non dimenticare dunque mai che ogni Massone, di qualunque comunione cristiana, paese o condizione sia, presentandoti la sua mano destra, simbolo di sincera fratellanza, ha dei sacri diritti sulla tua assistenza e la tua amicizia. Fedele al voto della natura, che fu l’uguaglianza, il massone ristabilisce nei suoi templi i diritti originari della famiglia umana; non sacrifica mai ai pregiudizi popolari ed il livello sacro assimila qui tutti gli stati. Rispetta nella società civile le distanze stabilite o tollerate dalla Provvidenza; ve ne sarebbero tante da abolire e misconoscere. Ma guardati soprattutto dallo stabilire tra noi delle distinzioni fittizie che disapproviamo; lascia i tuoi gradi e le tue decorazioni profane sull’uscio e non entrare che con la scorta delle tue virtù. Qualunque sia il tuo rango nel mondo, cedi il passo nelle nostre Logge al più virtuoso, al più illuminato.
  2. Non arrossire mai in pubblico di un uomo oscuro, ma onesto, che nei nostri consessi hai abbracciato come fratello qualche istante prima; l’Ordine arrossirebbe di te a sua volta e ti caccerebbe, con il tuo orgoglio, per esporlo sulle scene profane del mondo. Se tuo fratello è in pericolo, vola in suo soccorso e non temere di esporre la tua vita per lui. Se si trova nel bisogno, versa su di lui i tuoi tesori e rallegrati di poterne fare un uso così soddisfacente; hai giurato di esercitare la beneficenza verso gli uomini in generale, la devi preferibilmente al tuo fratello che geme. Se è nell’errore e si svia, va da lui con le luci del sentimento, della ragione, della persuasione. Riconduci alla virtù gli esseri che vacillano, e rialza quelli che sono caduti.
  3. Se il tuo cuore ulcerato da offese vere o immaginarie nutrisse qualche segreta inimicizia verso uno dei tuoi fratelli, dissipa all’istante la nube che si alza; chiama in tuo aiuto qualche arbitro disinteressato; richiedi la sua fraterna mediazione; ma non oltrepassare mai la soglia del tempio prima di aver riposto ogni sentimento di odio e di vendetta. Invocherai invano il nome dell’Eterno, perché si degni di abitare nei nostri templi, se non sono purificati dalle virtù dei fratelli e santificati dalla loro concordia
 
Article IX
DEVOIRS ENVERS L’ORDRE.
  1. LORSQU’ENFIN tu fus admis à la participation des avantages qui résultent de l’Association maçonnique, tu lui abandonnas, en échange tacitement, une partie de ta liberté naturelle; accomplis donc strictement les obligations morales qu’elle t’impose, conforme–toi à ses sages règlements et respecte ceux que la confiance publique a désignés pour être les gardiens des lois et les interprètes du voeu général. Ta volonté dans l’Ordre est soumise à celle de la loi et des supérieurs; tu serais un mauvais frère si tu méconnaissais jamais cette subordination nécessaire dans toute société et la nôtre serait forcée de t’exclure de son sein.
  2. IL est surtout une loi dont tu as promis, à la face des cieux, la scrupuleuse observance: c’est celle du secret, le plus inviolable, sur nos rituels, cérémonies, signes et la forme de notre association. Garde–toi de croire que cet engagement est moins sacré que les serments que tu juras dans la société civile. Tu fus libre en le prononçant, mais tu ne l’es plus de rompre le secret qui te lie. L’Eternel, que tu invoquas comme témoin, l’a ratifié: crains les peines attachées au parjure; tu n’échapperais jamais au supplice de ton coeur et tu perdrais l’estime et la confiance d’une société nombreuse, qui aurait droit de te déclarer sans foi et sans honneur.
    SI les leçons que l’Ordre t’adresse, pour te faciliter le chemin de la vérité et du bonheur, se gravent profondément dans ton âme docile et ouverte aux impressions de la vertu; si les maximes salutaires, qui marqueront pour ainsi dire chaque pas que tu feras dans la carrière maçonnique, deviennent tes propres principes et la règle invariable de tes actions; ô mon frère, quelle sera notre joie! tu accompliras ta sublime destinée, tu recouvreras cette ressemblance divine qui fut le partage de l’homme dans son état d’innocence, qui est le but du christianisme et dont l’Initiation maçonnique fait son objet principal; tu redeviendras la créature chérie du Ciel: ses bénédictions fécondes s’arrêteront sur toi; et méritant le titre glorieux de sacre, toujours libre, heureux et constant, tu marcheras sur cette terre l’égal des rois, le bienfaiteur des hommes et le modèle de tes frères.
 
Articolo IX
DOVERI VERSO L’ORDINE
  1. Quando infine tu fossi ammesso alla partecipazione dei vantaggi che derivano dall’Associazione Massonica,  li abbandonerai, in tacito scambio di una parte della tua naturale libertà; adempi dunque rigorosamente gli obblighi morali che t’impone, conformati ai suoi saggi regolamenti e rispetta quelli che la pubblica fiducia ha designati per essere i guardiani delle leggi e gli interpreti del voto generale. La tua volontà nell’Ordine è sottomessa a quella della legge e dei superiori; saresti un cattivo fratello se non riconoscessi questa subordinazione necessaria in qualsiasi società e la nostra sarebbe costretta ad escluderti dal suo seno.
  2. Vi è soprattutto una legge di cui hai promesso, al cospetto dei cieli, la scrupolosa osservanza: è quella del segreto, il più inviolabile, sui nostri rituali, cerimonie, segni e la forma della nostra associazione. Guardati dal credere che questo impegno sia meno sacro dei giuramenti che facesti nella società civile. Tu fosti libero nel pronunciarli, ma non lo sei più di rompere il segreto che ti lega. L’Eterno, che invocasti come testimone, lo ha ratificato: temi le pene relative allo spergiuro; non sfuggirai mai al supplizio del tuo cuore e perderai la stima e la fiducia di una società numerosa, che avrebbe diritto di dichiararti senza fede e senza onore.
    Se le lezioni che l’Ordine ti rivolge, per facilitare il tuo cammino di verità e di felicità, si imprimono profondamente nella tua anima docile ed aperta alle sensazioni della virtù; se le massime salutari, che impronteranno per così dire ogni passo che farai nel percorso Massonico, diventano i tuoi stessi principi e la regola immutevole delle tue azioni; o fratello mio, quale sarà la nostra gioia! Compirai il tuo sublime destino, ricoprirai quella somiglianza divina che fu l’eredità dell’uomo nel suo stato di innocenza, che è il fine del Cristianesimo e di cui l’Iniziazione Massonica fa il suo oggetto principale; ritornerai la creatura teneramente amata dal Cielo: le sue feconde benedizioni si tratterranno su di te; e meritando il titolo glorioso di consacrato, sempre libero, felice e costante, camminerai su questa terra alla stregua dei Re, il benefattore degli uomini ed il modello dei tuoi fratelli.